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Sorties cinéma du 26 décembre

jeudi 27 décembre 2012, par Kevo42

Joyeux Noël à tout le monde ! J’espère que le père Noël vous a gâté ! Moi le père Noël m’a amené une sale maladie qui m’a cloué au lit pendant 2 jours. Résultat, un peu de retard dans les sorties de la semaine, mais vous allez voir, vous n’avez rien raté de très important.

Au programme cette semaine : Tom Cruise qui rosse les méchants, Lou Doillon en concours de tête à claque contre Samuel Benchetrit, des touristes qui visitent le musée du crayon, de la pêche aux requins, de l’amour qui marque au tison de barbecue, et tout cela fait bien rire l’homme qui rit.

Les films qui sont bien :

Jack Reacher – Christopher McQuarrie

Ce qu’on a compris en regardant la bande-annonce :

Tom Cruise est un mec qui broie les burnes comme Alain Delon broie des noix. Détective privé qui n’a peur de rien ni de personne, il se met au service d’un tueur dans une histoire qui a l’air plus complexe qu’elle n’en a l’air plus complexe qu’elle n’en a l’air.

Et accessoirement latter quelques derrières.

Est-ce que ça fait envie ?

Affirmatif. Les premières réactions au projet étaient du genre sceptique. Héros d’une série de romans, le personnage principal y est décrit comme un colosse improbable, dont la seule vue provoque des angoisses Chtuliennes.

Problème, les seul acteur correspondants à ce physique sont John Cena, qui est nul, et The Rock, qui est gentil. Donc Tom Cruise. Petit, mais ceux qui ont vu M:I 4 le savent, costaud. Et surtout bon acteur.

Christopher McQuarrie semble être un bon réalisateur pour ce projet : en tant que scénariste de Usual Suspects, il a montré qu’il savait mêler action et énigme policière. The way of the gun a bonne réputation, mais c’était il y a longtemps et je ne l’ai pas vu donc ça ne compte pas.

La bande-annonce est sympathique, avec un côté old-school, sans tomber dans l’ultra-référentiel façon Drive (qui est très bien, mais c’est pas pareil).

Et il y a Werner Herzog en méchant, ce qui vous permettra d’emmener votre copine qui ne jure que par le MK2 Beaubourg (mais si, c’est avec le réalisateur du documentaire en 3D sur les grottes Chauvet, ça va être bien ma chérie, et puis je te paie le pop-corn. Quoi ? Est-ce que c’est un de mes films d’actions débiles, avec Tom Cruise qui tatanne des mecs ? Mais non, je ne vois pas du tout ou tu vas chercher ça...).

A conseiller à ceux qui aiment les films carrés, solides.

Touristes – Ben Wheatley

Ce qu’on a compris en regardant la bande-annonce :

Et bien, je préfère pas vous le dire, car elle spoile un peu trop à mon goût. Même si vous savez déjà de quoi parle le film, je ne vous invite pas à la regarder. Alors j’ai préféré mettre un extrait.

Si vous voulez garder la surprise, dîtes vous que c’est une comédie venant du réalisateur de Kill List, et si vous voulez mon avis sans vous gâcher l’histoire, je vous invite à lire l’article que j’ai consacré à ce film ici :

Fait amusant : l’affiche française est immonde.

A conseiller aux nostalgiques qui préfèrent c’est arrivé près de chez vous aux émotifs anonymes.

Le nanar de la semaine

Par amour - Laurent Firode

Ce qu’on a compris en regardant la bande-annonce :

une caméra fixe, des duos ou trios d’acteurs qui se parlent. On dirait un épisode de scène de couples, mais avec des mots d’auteur. Vu le titre, ça parle d’amour, et apparemment, l’approche retenue est plus casuistique (par l’exemple) que théorique. Un film choral quoi.

Est-ce que ça a l’air bien ?

La bande-annonce traîne sur le net depuis 2010 et ce n’est pas un bon signe. Disons le clairement, le nouveau film du réalisateur du battement d’aile du papillon (Audrey Tautou, Faudel, souvenez-vous !) est la sortie OH MY GOD de la semaine. Image hideuse, répliques moisies qui marquent tel le gril du barbecue sur le bras, acteurs improbables.

Je n’avais pas ressenti une telle émotion depuis Alice ou les désirs.

Fait amusant : le site officiel reprend astucieusement les meilleurs codes du minitel,et Laurent Firode a sur sa photo un faux air d’Usul. Est-ce vraiment un hasard ?

A conseiller aux masochistes.

Le reste

L’homme qui rit – Jean-Pierre Améris

Ce qu’on a compris en regardant la bande-annonce :

Gwynplaine (Gaspard Uliel ayant présenté un mot du médecin, c’est Marc-André Grondin qui a eu le rôle) est un beau jeune homme rendu monstre de foire par un sourire scarifié. Seule une aveugle (Christa Théret) l’aime pour ce qu’il est (comme dans Toxic Avenger). Et après y a une comtesse (sûrement perverse , Emmanuelle Seigner) , et à un moment il dit : « je parle à vous ! les ronds de cuir ! »

Est-ce que ça fait envie ?

En France on a pas de pétrole, mais on a des idées, partie 55.

Le roman de Victor Hugo, l’homme qui rit, a déjà été adapté en 1928 avec Conrad Veidt dans le rôle titre.

Son interprétation et son visage ont tellement marqué l’imagination que lorsque Bob Kane cherche un méchant à la hauteur de Batman, il crée son propre monstre de foire au sourire si doux : le célèbre Joker.

En 2008 sort the dark knight, qui remet le personnage sur le devant de la scène. La mort d’Heath Ledger donne un aspect tragique et romantique au personnage. Ce qui nous ramène au roman de Victor Hugo.

Dès lors, pourquoi ne pas adapter de nouveau l’homme qui rit, en basant son apparence sur le joker, parce que saperlipopette, c’est tout de même un personnage crée par un français, et si on peut amener les jeunes à la grande culture, alors il faut le faire !

En plus les jeunes aiment bien Tim Burton, alors on va mettre le paquet sur le décor gothique sous photoshop et sur la musique qui fait peur.

On rajoute l’actrice de LOL, Gérard Depardieu parce que tout le monde l’aime (bon, peut-être un peu moins avec ses histoires de fisc), et on met un beau Québécois dans le rôle principal pour l’export et voilà le film parfait pour les fins d’année.

Seul problème, si vous avez regardé la bande-annonce, vous avez pu constater comme moi que ce film a l’air parfaitement atroce. Bah oui, Jean-Pierre Améris est le réalisateur de mauvaises fréquentations, pas de Sleepy Hollow (encore qu’en matière de vilain décor photoshoppé, Dark Shadows n’était par moments pas mal du tout).

Le cri du cœur : Christa, je l’ai déjà dit ici : tu as du talent, arrête de tourner dans n’importe quoi ! S’il te plaît !

A conseiller  aux fans en manque de Twilight, parce que Marc-André Grondin, tu vois il est monstrueux mais en même temps il est swag.

Possédée – Ole Bornedal

Ce qu’on a compris en regardant la bande-annonce :

Une famille s’installe dans une nouvelle maison et trouve dans le grenier une petite boîte sur laquelle est inscrit en noir sur noir (du coup on le voit pas très bien) : « Achtung ! Ne pas ouvrir ! Ne mets pas les mains dedans sinon tu risques de te pincer très fort ! »

Evidemment, dans ces cas-là, il y a toujours une petite fille pour l’ouvrir, et déclencher l’apparition d’un démon juif particulièrement dégueu. Ah Pandore ! Jamais les femmes ne retiendront la leçon !

Est-ce que ça a l’air bien ?

Messieurs les américains, ça va commencer à bien faire quand même. Je sais que pour vous la religion est chose importante, que Dieu et le Diable existent, que l’évolutionnisme c’est de la bêtise, tout ce que vous voudrez. Mais ici, on est en France. L’église est séparée de l’Etat, les gens sont athées, et il n’y a plus que les homosexuels qui veulent se marier.

Alors, arrêtez de sortir quinze films de possession démoniaques à la con par an soit disant tirés d’une histoire vraie (bah oui, des jeunes filles entourées par des milliers de chauve-souris et avec un démon au fond de la glotte, ce n’est pas du tout romancé) !

Faut revenir à la base maintenant : un homme, un couteau, des femmes. Maniac, quoi. Ah, on me signale que le remake sort le mois prochain. Ok, bon je me calme.

Fait amusant : Après Patrick Wilson, Jeffrey Dean Morgan est le second ancien acteur des Watchmen à devoir sauver son enfant d’un démon méchant tout pourri. A noter que l’acteur qui jouait Ozymandias a aussi fait des films qui filent franchement la trouille, mais il est hors catégorie car en théorie il s’agissait de comédies romantiques.

A conseiller à tous les gens qui ont le total catho style, et à ceux qui sont plutôt Roch Hachanah.

Jours de pêche en Patagonie – Carlos Sorin

Ce qu’on a compris en regardant la bande-annonce :

inspiré par les paroles du philosophie français Florent Pagny expliquant les raisons de son exil en Patagonie ("A un moment, ton môme il rentre à la maison et d’un seul coup il se met à parler rebeu ! Tu lui dis c’est pas possible ! Verlan encore tout va bien, mais là il n’y a pas de raison… Il y aussi cette histoire de peur… les mômes ils raccrochent des codes pour être sûrs de ne pas être emmerdés." ), un vieil homme décide de se rendre dans cette région plutôt reculée, même selon les critères Argentins. Là-bas, fini les asados, bonjour la pêche au requin. Et accessoirement, il y a sa fille avec qui il s’est brouillé, mais si on en croit le titre, il sera quand même surtout question de vers de terre et de moulinets.

Est-ce que ça a l’air bien ?

La sortie décidément le cinéma n’est pas mort de la semaine. Un film très humain, où la gravité perce sous les allures d’une comédie familiale douce-amère. Les situations inattendues se succèdent (à un moment à table, le personnage tousse car il a avalé une arrête de travers), pour culminer dans un final rempli d’émotions.

Par le réalisateur de Bonbon el perro.

Le signe qui ne trompe pas : l’affiche trône géante au frontispice du MK2 Beaubourg depuis au moins quinze jours, preuve s’il en faut une qu’on va se régaler.

Une estonienne à Paris – Ilmar Raag

Ce qu’on a compris en voyant la bande-annonce :

Une Estonienne pas si jeune que ça débarque en France pour s’occuper d’une Estonienne carrément vieille (Jeanne Moreau). Problème : la Jeanne ne veut plus entendre parler de son pays natal, n’éprouve aucune sympathie pour personne, et se révèle même être carrément méchante, jamais contente.

Heureusement, entre l’aide-à-domicile et la retraitée va peu à peu se constituer une complicité qui va les rassembler au-delà de leurs différences.

Est-ce que ça a l’air bien ?

A l’heure où l’infâme gouvernement bolchévico-socialiste menace de mettre fin aux avantages fiscaux des chèques emplois-services, il semblerait que le succès d’Intouchables ait fait naître une nouvelle vague des plus particulières : l’aide-à-domicilesploitation. Gouffre semble-t-il infranchissable entre deux personnages que tout oppose, mais au final amitié indéfectible, toutes les étapes semblent reprises à l’identique. Petit problème, Jeanne Moreau n’intéresse plus grand monde, et l’Estonie encore moins de personnes. Autant Omar Sy représentait le mec de banlieue gentil derrière son apparence de sauvageon, autant personne n’a vraiment de préjugé sur les Estoniennes, ce qui limite de fait le potentiel rassembleur de cette estonienne à Paris.

Fait amusant : d’une certaine façon,Livideétait aussi un film d’aide-à-domicilesploitation, mais la relation patient / soignant n’y était pas si amicale.

A conseiller à ceux qui trouvent qu’il n’y a plus assez d’amour dans ce monde.

Un enfant de toi – Jacques Doillon

Ce qu’on a compris en regardant la bande-annonce :

Pas grand chose, faut dire que j’étais pas très attentif.

Est-ce que ça a l’air bien ?

On connaît depuis un fameux sketch des inconnnus tout de la méthode Jacques Doillon. Car s’il n’a jamais été un grand styliste, c’est sa direction d’acteurs qui a fait son succès. Ici, il revient avec de nouveaux des acteurs promis à une grande carrière : Lou Doillon et Samuel Benchettrit.

Bon, oubliez ce que je viens d’écrire : si en plus il choisit l’actrice de Blanche, et le réalisateur / écrivain narcissique de j’ai toujours rêvé d’être un gangster, on peut vraiment pas le défendre.

Fait amusant  : les gens ont l’air très intéressé par le disque de Lou Doillon. Je ne sais pas pourquoi. Mélanie Laurent aimerait bien comprendre aussi.

A conseiller à ceux qui ne peuvent pas comprendre, qui ne peuvent pas comprendre, splatch.

Sugar Man – Malik Bendjelloul

Ce qu’on a compris en regardant la bande-annonce :

Sixto Rodriguez a sorti deux disques au début des années 70 qui n’ont marché nulle part sauf en Afrique du Sud. Personne ne sait ce qu’il est devenu. Deux fans vont partir à sa recherche, et découvrir une réalité qui dépasse la fiction.

C’est un documentaire.

Bizarrement, de toutes les chansons qu’on peut entendre dans cette bande-annonce, aucune n’est Sugar Man.

Est-ce que ça a l’air bien ?

Ca doit pas être inintéressant. La structure est plus que classique : le coup de l’artiste culte inconnu qui retrouve un public nous a dernièrement été sorti par Anvil, notamment. On peut aussi s’attendre à un documentaire formellement assez classique, avec des têtes qui parlent, et des extraits de concert. Mais un chanteur de soul latino idole de l’Afrique du Sud, ce n’est pas un sujet banal.

A conseiller : aux gens qui écoutent régulièrement Radio Nova et qui connaissent la chanson Sugar Man

Le bonus : spécial Noël !

C’est Noël, donc le premier bonus de cette semaine est un slasher avec le père Noël et la fille qui jouait dans Scott Pilgrim.

Le deuxième bonus est encore plus effrayant puisqu’il s’agit d’un extrait de j’ai rencontré le père Noël de Christian Gion (éternel réalisateur des diplômés du dernier rang, et de Pizzaiolo et Mozzarel) avec Karen Cheryl qui chante tout le temps. Ca date de 1984 et ça n’a pas pris une ride.


"J’ai Rencontré le Père Noël" - Karen Cheryl par teneox

Pour terminer, la bande-annonce de Santa Claus de Jeannot Szwarc. Réalisé après Supergirl, le film a détruit Alexander et Ilya Salkind, qui y croyaient pourtant à fond. La preuve qu’il ne fallait pas faire un film de Noël avec le méchant de Blow out.

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