Le fantabuleux blog de Kevo42

Sorties cinéma du 25 décembre 2013

mardi 24 décembre 2013, par Kevo42

Le fantabuleux blog ne reprend pas de foie gras, il enchaîne les bandes annonces, et préparer la rétro 2013, avec du sang, de la sueur et des larmes.

L’année 2013 qui se conclut comme elle a commencé : fort.

Les films pour terminer l’année en beauté

Le loup de Wall Street – Martin Scorsese

Comme toujours avec Scorsese, une histoire d’ascension et de chute dans le monde de la mafia... ah non, pardon, cette fois-ci on parle de marché boursier.

Est-ce que ça fait envie ?

Belle bande-annonce. Des fois, il faut quand même souligner le travail. Mettre du Kanye West, c’est très intelligent. D’un côté le morceau est entraînant, avec une rythmique idéale pour monter des images. D’un aute côté, Kanye représente tout l’aspect vulgaire et auto-centré de l’histoire qui nous est contée.

Du coup, il résume tout le film à merveille, qui est censé être une version désenchantée du mythe de l’homme d’affaire, après sa vision héroïque dans Aviator. Le fait que Di Caprio ait incarné les deux personnages rend la comparaison encore plus intéressante.

A part ça, on ne s’attend pas forcément à ce que Scorsese se réinvente sur ce film, mais c’est quand même l’assurance tout risque de passer au moins un bon moment.

Durée : 02h59 (Fuck yeah Scorsese !)

Note Rotten Tomatoes : 89% de tomates fraîches (7,8 de moyenne)

Note allociné : 4,3 / 5

A conseiller à ceux qui aiment la coke.

Don Jon – Joseph Gordon-Levitt

Don Jon, où l’histoire d’un homme qui préfère se masturber devant un porno que de coucher avec Scarlett Johansson. Ce qui, après Inception et Looper, prouve que JGL est l’homme des scénarios fous.

Est-ce que ça fait envie ?

J’aimerais vraiment dire du mal de Joseph Gordon Levitt, surtout depuis qu’il a annoncé cette semaine travailler sur un film de Sandman avec Neil Gaiman (Dieu) et David Goyer (le diable).

Le problème est que le film a l’air très bon, avec sa bande-annonce super bien construite. Peut-être un peu moche, mais l’histoire a l’air bien, Scarlett Johanson a l’air de jouer différemment que dans ses autres films, et on y voit notre ami chanter du Marky Mark dans sa caisse.

Damn you Joseph Gordon-Levitt !

Durée : 01h30

Note IMDB : 7 / 10 (metascore 66/100)

Note Rotten Tomatoes : 81% (note moyenne 6,8 / 10)

A conseiller à ceux qui savent apprécier la fragilité de la nouvelle virilité.

Les films animés :

Albator – Shinji Aramaki

J’erre pami les étoiles. Les gens m’appellent le "Capitaine Albator"... Arborant le drapeau noir, je parcours une mer sans lendemain et je vis en homme libre sous ma bannière : la bannière de la liberté ! Je vis en homme libre dans le sombre océan de l’univers, cette mer sans lendemain... Que je parcourrai jusqu’au jour où je rendrai mon dernier souffle. Je vis comme un homme véritable sous ma bannière : la bannière de la liberté !

Est-ce que ça fait envie ?

Cet Albator a tout du piège à fans.

D’un côté, la tentation de proposer une version moderne d’Albator avec une technique parfaite, et des scènes très spectaculaires, ce qui a fait baver un peu tout le monde lors de la présentation du projet.

D’un autre côté : le graphisme s’éloigne énormément de celui de Matsumoto, sans pour autant avoir de personnalité : les sylphides par exemple, ont été remplacées par des robots sans charme. Surtout, j’espère qu’on gardera les cuites des membres de l’Arcadia, les discours lyriques d’Albator sur la perte des valeurs parmi les humains, le drame et la bravoure constants, bref, ce qui fait l’essence d’Albator.

Surtout, un gros problème : Shinji Aramaki est réputé pour être un mauvais réalisateur, et ne pas réussir à faire un bon film d’Appleseed est un bel exploit.

Durée : 01h50

Note IMDB : 5,8/10

Note Allociné : 2,4 / 5

A conseiller aux fans d’Interstella 5555

Le manoir magique – Ben Stassen, Jérémie Degruson

Un petit chat abandonné est recueilli par un vieil homme excentrique. Ses héritiers veulent récupérer sa fortune, et expulser le petit chat.

Soit une adaptation très libre de l’affaire Bettencourt.

Est-ce que ça fait envie ?

Je voudrais que toute personne lisant ces lignes ait une pensée pour les personnes qui iront voir ce film le 25 décembre. Car aussi fou que cela puisse paraître, ils existeront nécessairement.

Ce film a l’air si plat, si morne dans sa direction artistique, si conventionnel dans ses enjeux qu’il me donne une folle envie de voir enfin Ploddy la voiture électrique mène l’enquête.

Pourtant, dans sa volonté de banalité brandie en étendard, un détail me saute aux yeux : personne n’a pensé que raconter l’histoire d’un petit chat dans une vieille baraque remplie de vieux jouets effrayants dirigée par un vieillard sénile dont le meilleur ami est un lapin même pas crétin pourrait ne pas être particulièrement attrayant voire un peu glauque / gênant ?

Durée : 01h25

Pas encore de note IMDB ou Allociné, alors je vais simplement vous dire que le film a un budget de 33 millions d’euros, soit le même que pour le futur Belle et la bête de Christophe Gans. Meilleure escroquerie depuis celle montée par les héros d’Insaisissables

.

A conseiller aux amateurs de pubs Haribo, le film étant semble-t-il très riche en objets sortants de l’écran.

Les comédies romantiques un peu spéciales

2 automnes, 3 hivers – Sébastien Betbeder

Vincent Macaigne est un sex-symbol.

Est-ce que ça fait envie ?

2013 aura été l’année Vincent Macaigne, que l’on a vu partout, et qui veut absolument son césar de la meilleure révélation masculine.

2 automnes, 3 hiver a l’air dans la lignée de ce qu’il nous a présenté cette année : un petit film un peu bricolé, mais qui cache une certaine ambition d’écriture.

J’avoue ne pas trop avoir testé jusqu’ici, donc j’aurais bien du mal à dire si tout ceci est du lard ou du cochon.

Tel quel, j’avoue penser aux frères Podalydès à l’époque de Dieu seul me voit, ce qui est plutôt un compliment.

Note allociné : 3,1

Les âmes de papier – Vincent Lannoo

Stéphane Guillon écrit des oraisons funèbres. Julie Gayet a un mari mort. C’est donc une comédie romantique.

Est-ce que ça fait envie ?

Lorsqu’on fait du marketing, il faut avoir confiance en son film. Si le film est surprenant, il faut laisser au spectateur la joie de l’inattendu. Manifestement, l’équipe marketing a décidé de gâcher un très gros virage du film dès la bande-annonce, et je trouve ça extrêmement dommage. Donc, je vous invite à ne regarder que le début de celle-ci.

Ceci étant dit, on parle d’une comédie romantique avec Stéphane Guillon et Julie Gayet, ce qui peut tempérer l’ardeur des plus braves.

J’avoue avoir beaucoup de mal à me faire une idée sur ce film qui n’a pas l’air très bon, mais pas comme on pourrait s’y attendre.

Je miserai donc sur une autre tentative ratée de Julie Gayet de tourner dans un film culte, mais je serais ravi de perdre ce pari.

Durée : 01h30

Note Allociné : 3/ 5

A conseiller aux nécrophiles.

Les rois du rire

Tel père, tel fils - Hirokazu Koreeda

Remake de la Vie n’est pas un long fleuve tranquille par le réalisateur de Nobody Knows. A l’air moins drôle que l’original.

Est-ce que ça fait envie ?

Koreeda est un grand réalisateur de films que l’on a pas très envie de voir. Ce nouveau film ne déroge pas à ce genre très spécifique. On voit bien que le gars du figaro a aimé. On se souvient ne pas avoir détesté nobody knows. On se dit que l’on pourrait tracer des lignes de fuite dans sa filmographie, notamment sur la question des rapports parents / enfants.

Malgré toutes ces qualités, désolé, mais je n’ai pas très envie de voir ce tel père, tel fils.

Durée : 02h01

Note IMDB : 7,9 / 10 (metascore : 63/100)

A conseiller à ceux qui ont un fils, une bataille, car c’est le fruit de leurs entrailles.

I used to be darker – Matthew Porterfield

Lasse d’être dépressive seule, une jeune femme décide de traîner son lymphatisme chez sa tante. Quelle bonne idée !

Est-ce que ça fait envie ?

On connaissait les films avec du post-rock dans la bande son, ceux qui citaient des groupes de post-rock, mais voici encore plus fort, le film où les héros jouent des solos de guitare post-rock à même la bande-annonce.

Sundance + dépression + personnages sortis d’une pub american apparel ou pitchfork, je ne sais trop = film pour toi, mon ami, qui ne lit que ce blog parce que les autres sont devenus trop commerciaux depuis qu’ils ont dépassé les 300 visites par article.

Durée : 01h30

Note IMDB : 6,1 / 10

Note Rotten Tomatoes : 81% de tomates fraîches (7,1 de moyenne).

A conseiller aux filles perdues, cheveux gras.

La cerise sur la bûche

Justin Bieber’s belive – Jon M. Chu

Le vrai cadeau de Noël que nous attendions, nous, les Beliebers.

Est-ce que ça fait envie ?

Le réalisateur de G.I. Joe 2 rencontre Justin Bieber : ces simples mots mesurent la portée de cet événement propre à ranimer les étoiles mortes depuis des centaines et des milliers d’années.

Trop swag.

Note IMDB : 1,7 / 10 (tellement de jaloux, enfin la fin de l’obésité mondiale)

A conseiller à Miley Cyrus the virus.

Répondre à cet article

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0