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Sorties cinéma du 12 décembre

mardi 11 décembre 2012, par Kevo42

Après des semaines entières où il faut piocher pour trouver le film qu’on a envie de défendre, cette semaine offre des films aussi divers qu’enthousiasmants. Au programme cette semaine, un petit homme aux pieds velus, une petite fille à la tête chevelue, un ours et une souris, Richard Gere bien embêté, des gauchos, Hafsia Herzi et même Clovis Cornillac. Il y en a pour tout le monde : on sent enfin la magie de Noël

Un grand film dont on a pas besoin de vanter les mérites

The Hobbit – Peter Jackson

On connaît l’histoire par cœur. Guillermo Del Toro devait faire le film et Peter Jackson produire. Problème, la MGM fait faillite, et le film ne se fait pas. Puis la MGM renaît, et l’adaptation se fait. Problème encore, Guillermo Del Toro est parti faire autre chose (par exemple, un gros film de robot contre des montres, la vie, quoi), et Peter Jackson doit se remettre du gros échec artistique (pour être poli) que fut the lovely bones (un film beau comme un gif animé de licorne).

Résultat : the hobbit en 3D 48 images par secondes de la mort qui tue, avec son dolby que t’as l’impression que les nains frottent leur barbe contre toi (et ça gratte).

Et le film dans tout ça ? Bilbo le hobbit était un petit roman, The hobbit sera une épopée colossale, où chaque intrigue inaboutie écrite dans un carnet avec une écriture pas facile à déchiffrer a été réintégrée, pour arriver à une nouvelle trilogie de trois fois trois heures dans ta face.

Et bah moi je dis d’accord. Et je dis Monsieur, aussi, parce que je suis poli.Parce que faut être honnête : y a des nains qui chantent, et Béor le roi des ours. Comment pourrait-ce être autre chose qu’un chef d’oeuvre ?

Question fondamentale : 48 images secondes ou pas ? Le film a été tourné avec une nouvelle technologie dite de « la caméra de la mort qui tue ». Cette CDLMQT (comme nous l’appellerons ici) permet de filmer deux fois plus d’images, ce qui rend les images beaucoup plus fluides et surtout plus nettes. Problème, 100 ans d’histoire d’images un peu floues fait que nous sommes face à ces images nettes comme Icare face au soleil : décontenancés et en chute libre. Enfin, je suppose, parce qu’en fait, vu que pour l’instant peu de salles sont équipées pour passer le film dans les conditions idéales, cela ne devrait pas changer grand chose pour nous, en fait.

Mais si cette technologie vous intéresse, je vous invite à lire cet excellent article qui explique tout bien (même s’il manque de schémas) : http://twitchfilm.com/2012/12/an-unknown-journey-the-hobbit-brings-high-frame-rates-to-the-masses.html

A conseiller à ceux qui ont enfin réussi à voir tous les bonus des versions longues du seigneur des anneaux et dont la vie n’a plus de sens à présent.

Les films qu’ils ont l’air très bien et qu’on est content d’aller au cinéma

Les bêtes du sud sauvage – Benh Zeitlin

Tous les ans vient un film sorti de nulle part que tout le monde s’accorde à trouver extraordinaire. Cette année, il s’agit des bêtes du Sud sauvage. Sensation à Sundance (grand prix du Jury), sensation à Cannes (Caméra d’or), 4,4 étoiles presse sur allociné, le bayou, un titre qui chatouille les oreilles, et une affiche qui interpelle.

Mais aussi un réalisme magique qu’on espère pas trop lourdingue.

J’ai très envie d’y croire.

A conseiller aux fans de Tom Waits qui est noir et qui a 8 ans et qui est une fille et qui s’appelle Quvenzhané Wallis.

Ernest et Célestine – Benjamin Renner, Vincent Patar, Stéphane Aubier

Le nouveau film des réalisateurs de Panique au village, Pic Pic et André, soient des génies absolus du cinéma.

L’histoire d’un ours qui normalement mange des souris, mais là non. Un buddy movie quoi. Mais avec un ours.

J’aime bien les ours.

J’ai pas mal chipoté sur les dessins-animés dernièrement : trop violent, trop coloré, trop geek, trop oiseau mécanique qui fait du son de flute chiant. Celui-là a l’air très bien pour toute la famille.

En plus, comme c’est adapté des livres pour enfant de Gabrielle Vincent sur un scénario de Daniel Pennac, y a même moyen de faire genre j’ai de la culture.

Fait amusant : un ours avec un chapeau, c’est marrant.

A conseiller aux gens qui aiment les ours (tout le monde, en fait).

Le film que ça n’a pas l’air bien mais je l’ai vu et si je vous dis que c’est bien faut me faire confiance

Télé Gaucho :

Un film avec plein de bouts de gauchos dedans. Et Adonis en super star.

Pour en savoir plus, je vous invite à lire ma super critique de ce film plutôt bon quand même : http://kevo42.free.fr/spip.php?article81


sil te plait, ne brûle pas les voitures par lionelgirard

Fait amusant : même si vous êtes mort en regardant la vidéo ci-dessus, vous avez encore une chance d’apprécier le film.

Fait amusant 2 : Sara Forestier est une femme formidable, et si on me l’avait dit il y a 3 ans je ne l’aurais pas cru.

A conseiller à ceux capables d’attendre 23h pour regarder télé bocal sur la TNT, pour supporter la cause.

Le film qu’on a pas forcément envie d’aller voir mais on aime bien le réalisateur donc on ira peut-être.

Un jour de chance – Alex de la Iglesia

Ma mère me disait souvent : « Un film de Alex de la Iglesia, c’est comme une boîte de chocolat, tu ne sais jamais ce que tu vas trouver dedans, même si la possibilité d’y trouver des espagnols en sueur n’est pas nulle ».

Si on met de côté le fait que ma mère ne sait probablement pas qui est Alex de la Iglesia, cette phrase est pleine de sagesse, car multiple est le cinéma de l’Ibère : des fois c’est tout mou comme Crimes à Oxford, des fois c’est tout cheap comme Accion Mutante, des fois c’est génial comme le jour de la bête, et enfin des fois c’est comme un coup de fer à repasser dans ta tête comme Balade triste de trompeta.

Bon, mais quand même, le cinéma d’Alex de la Iglesia, aussi inconstant et chamarré soit-il, peut globalement être placé sur le principe du affreux sale et méchant.

Cette histoire de loser qui veut transformer le pire des malheurs qui puisse lui arriver (un accident le condamne pratiquement à mort sauf miracle) en source d’argent et de gloire, on sait qu’elle va se terminer mal, mais quand même, on a envie d’y croire.

On efface pas cent ans de happy-end hollywoodien d’un revers de la main.

Fait amusant : il y a Salma Hayek dans le film. Ca fait au moins deux atouts de poids pour le film (oui je sais c’est beauf de dire ça).

Fait inquiétant : le film a fait le tour des festivals avant de sortir bien tardivement à une période particulièrement peu propice (en face du Hobbit, deux semaines avant Noël, pour un film hyper glauque). Honnêtement, ça pue. Le seul point rassurant, c’est que de toute façon, De la Iglesia n’a jamais existé commercialement en France.

A conseiller à tous les supporters du Stade Rennais. Les pauvres.

Le film qui a pas l’air plus mauvais qu’un autre mais y a cent trucs à voir avant

Héritage – Hiam Abbass

Une histoire de mariage mixte entre une Palestinienne et un Anglais, la tradition, la modernité, la place des femmes, tout ça tout ça.

Ca intéressera les gens que ça intéressera et ce sera très bien comme ça.

Fait amusant : Hiam Abbass est une actrice qui a joué dans plein de films avec des Israëliens et des Palestiniens, comme le citronnier ou paradise now. Mais c’est aussi elle qui jouait la nourrice dans Azur et Asmar, et je crois que c’est le seul rôle dans lequel je l’ai vue jouer, ce qui est un peu la honte (même si c’est bien Azur et Asmar, un peu moche mais bien).

Fait amusant 2 : elle a pas maigri, Hafsia Herzi ? Je dis pas que ça lui va mal, mais …

Les films qu’on a beau essayer d’y croire, ça a l’air moisi, et on voit pas pourquoi on irait, sauf par défi.

Mes héros – Eric Besnard

Ah, enfin un film qui sent bon la France ! La campagne, un enfant clandestin, Josiane Balasko qui dit fuck la police, Gérard Jugnot et Pierre Richard aux champignons, et la cerise sur le pâté aux figues, Clovis Cornillac.

Le film n’est peut-être pas si honteux, mais je ne suis pas masochiste au point de vouloir le vérifier par moi-même. Je veux bien un commentaire si quelqu’un a l’idée saugrenu d’aller le voir.

Fait amusant : le troisième Astérix devait être réalisé par Jugnot et mettre en scène les anciens du Splendid. Les héritiers de Goscinny ont refusé, et laissé faire l’abominable Asterix aux jeux olympiques. A l’époque, il était facile de les traiter de fou, mais vu l’enchaînement Rose et noir, Merlin, Mes héros, peut-être était-ce la prescience de ce que Jugnot est tout simplement bouilli.

C’est triste.

Fait amusant 2 : Eric Besnard, c’est le co-scénariste du convoyeur (youpi), mais aussi de Babylon A.D. (youpla). En tant que réalisateur, il a enchaîné Ca$h et 600 kilos d’or pur, deux films plus fades qu’un MacDo sans exhausteur de goût.

Autant dire que ça fait envie.

A conseiller aux gens capables de supporter Clovis Cornillac (le pauvre, comment un acteur un peu prometteur comme lui a-t-il pu devenir le symbole de la moisissure du cinéma français ?)

Arbitrage – Nicholas Jarecki

Richard Gere est un mec qui a plein d’argent, et il tombe amoureux d’une jeune femme vulgaire, et non ce n’est pas Pretty Woman. Il a un accident de voiture, la fille meurt, le meilleur avocat est déjà pris par Dominique Strauss Kahn, et en plus l’inspecteur c’est le mec de Lie to me.

Un thriller quoi.

On s’en fout un peu.

Fait amusant : la semaine dernière, sortait Trois mondes, qui traitait d’un thème un peu similaire : peut-on maquiller un accident sous prétexte de ne pas sacrifier sa réussite sociale. N’ayant pas vu les films, je ne peux juger de leurs ressemblances et dissemblances, mais le fait est que les bandes-annonces promettent un film français clairement moral, tandis que le film américain serait beaucoup plus un thriller.

Ca dit beaucoup sur le rapport qu’entretiennent ces deux pays à l’argent. Ou pas.

A conseiller à O.J. Simpson.

Bonus Troll :

La grosse bande-annonce de la semaine aux Etats-Unis

La grosse bande-annonce de la semaine en France

No future

2 Messages de forum

  • Sorties cinéma du 12 décembre 15 décembre 2012 21:56, par spread-is-wing

    Quelques mots concernant mes héros puisque j’ai eu l’idée saugrenue d’aller voir ce machin :

    Commençons par présenter les personnages :
    - Maxime (Clovis Cornillac) : il dirige une entreprise d’ambulances qui est au bord de la faillite et qui survit grâce à des deals pas forcements très légaux.
    Il vit à Paris en concubinage et a deux enfants mais comme il est tout le temps en train de bosser il néglige sa moitié et nous comprendront en cours de film qu’elle l’a trompé et que leur couple bat de l’aile.
    - Olga (Josiane Balasko) : elle est la mère de Maxime et la femme de Jacques. Elle est marié depuis fort longtemps, elle l’aime mais elle s’engueule souvent avec lui pour diverses choses. Elle est très engagée politiquement et est membre d’un réseau d’aide au sans papier.
    - Jacques (Gérard Jugnot) : il est le père de de Maxime et le mari d’Olga. Il est très ami avec Jean. Il est doté de certaines lubies, aller aux champignons, transformer tout ce qu’il trouve en lampe. On apprendra en cours de film qu’il a fait un arrêt cardiaque. Il dois suivre un régime stric sur lequel il s’assoit au grand dam de son épouse qui le gronde souvent à ce sujet.
    - Jean (Pierre Richard) : meilleur ami de jacques avec qui il va aux champignons. Pas grand chose d’autre à dire de lui
    - Tiemoko (Ibrahim Burama Darboe) : jeune enfant en situation irrégulière. Sa mère a été arrêtée et le réseau d’aide au sans papier dont Olga est membre à réussi à l’exfiltrer, il va vivre un temps avec Olga et Jacques.

    L’histoire (enfin ce qui en tient lieu) : Dans un hôtel de Bordeaux Olga s’engueule avec un autre client qui bat sa femme et qui est flic, elle finit en prison. Quelqu’un contacte son fils qui abandonne affaire cessante son travail pour retrouver sa mère et la ramener au domicile conjugal. En chemin ils récupèrent donc Tiemoko et arrivent à bon port dans un petit village de campagne visiblement situé dans l’Orne (enfin je crois car la deuche de Jugnot est immatriculée dans le 61). C’est à partir de là que le scénario s’arrête et laisse place à une série de scènes de vie quotidiennes pour le meilleur et surtout pour le pire.

    On rigole parfois, car il y a quelques bon dialogues, le couple entre Balasko et Jugnot marche encore un peu à l’ecran.

    On s’emmerde souvent car pendant un long moment il n’y a plus vraiment de scénario, on enchaine des scènes de vie quotidienne : sortie aux champignons, organisation d’une soirée de Noêl en plein moi d’octobre, venue de flics pour chercher Tiemoko, Maxime qui essaie d’organiser sa séparation avec sa concubine.

    En fait le film alterne entre film de bobo et comédie type les bronzés.

    Au final rien de honteux dans ce film mais rien de passionnant non plus.
    Juste un métrage distrayant pour ceux qui ont du temps à perdre, les autres pourront se contenter de la bande annonce.

    Notons tout de même une scène post-générique sans grand intérêt.

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